Bola Ojo, gestionnaire en éducation, Rwanda
Rendre à la communauté a toujours été la passion de Bola Ojo, gestionnaire en éducation. Profitant d’une retraite prématurée pour faire du travail de coopération volontaire avec VSO, elle continue de donner à la communauté – cette fois, à l’échelle internationale. Elle a choisi une affectation de 12 semaines au Rwanda. En plus d’offrir en gestion et en enseignement de précieuses compétences qui vont rehausser les standards dans 126 écoles, elle a jeté des bases qui permettront à un coopérant-volontaire à long terme de pousser plus loin son travail d’importance cruciale.
Pourquoi la coopération volontaire à court terme?
« Comme c’est ma première expérience de coopération volontaire, je ne voulais pas me lancer tout de suite dans le long terme, explique Bola. 12 semaines, c’est un avant-goût, la chance de réaliser un projet distinct que je peux être sûre de terminer. »
Établie au Rwanda, où près de la moitié des enfants ne terminent pas leur scolarité de base, Bola a travaillé avec le bureau de l’Éducation du district de Muhanga en vue d’améliorer les résultats des 23 écoles secondaires et 106 écoles primaires du district.
L’expertise de Bola lui a permis d’accomplir beaucoup au cours de ces 12 semaines. Sa ténacité et son sens de l’humour ont aussi été très utiles. « L’échelle de temps réduite constituait à la fois un défi et un atout possible, raconte-t-elle. Mes collègues ont bien réagi à mes rappels incessants – Je suis ici pour 12 semaines seulement! Ça a permis de faire avancer les choses assez rondement. »
Un apport significatif
En plus de réaliser une analyse des besoins de formation et de tenir deux ateliers à l’intention de 40 membres du corps enseignant, Bola a aidé à instaurer un nouveau processus de suivi et d’évaluation.
« Pour établir les domaines à améliorer en priorité, mes collègues visitaient des écoles et collectaient des données, explique Bola. Mais c’était fait de façon fragmentaire, chacun récoltant une information différente à un moment différent. Cela compliquait beaucoup l’évaluation des données. »
Bola a créé un nouvel outil de suivi et d’évaluation à utiliser lors des visites : une liste de contrôle détaillée comprenant toute une série de questions, du nombre d’élèves dans l’école au nombre de tableaux et de toilettes. Cet outil standardise toute l’information recueillie sur les écoles, ce qui permet aux collègues de Bola de planifier et d’établir des priorités plus facilement.
Dynamique à court terme/à long terme
Les affectations à court et à long terme de VSO sont souvent conçues dans une optique de complémentarité.
Celle de Bola ne fait pas exception. Tout en jouant un rôle vital dans l’élaboration de l’exposé de fonctions d’un poste de coopérant-volontaire à long terme, elle a jeté des bases solides sur lesquelles il pourra s’appuyer.
« L’analyse des besoins de formation que j’ai réalisée avec le directeur de l’éducation a permis d’élaborer un plan de formation des enseignants étalé sur toute l’année, ajoute Bola. Le nouveau coopérant-volontaire appuiera ce plan à son arrivée en janvier. Il ne sera pas obligé de partir de zéro. »
Soutenir les organisations de la diaspora au R.-U.
Le fait d’être noire a été l’une des grandes difficultés de Bola dans son affectation. « Les gens du pays ont ce stéréotype du coopérant-volontaire blanc, explique-t-elle. Alors ils présumaient que j’étais Rwandaise et me parlaient à toute vitesse, malgré mes supplications – En anglais, English! Ou alors ils s’adressaient juste aux coopérants-volontaires blancs. Ils n’ont simplement pas l’habitude de voir des personnes noires faire du travail de coopération volontaire. »
C’est en partie ce qui a incité Bola à participer au projet de coopération volontaire de la diaspora de VSO. Dans le cadre du projet, VSO aide des membres de communautés de la diaspora vivant au R.-U. à faire de la coopération volontaire dans le pays d’origine de leurs ancêtres. Bola s’appuie sur sa propre expérience pour aider deux organisations de la diaspora – l’African Child Trust et l’Association médicale des spécialistes et MG nigérians – à mettre sur pied leur propre programme de coopération volontaire. « Je veux qu’il y ait plus de Noirs en coopération volontaire », déclare-t-elle.
L’engagement de Bola envers les organisations de la diaspora et son projet d’entreprendre une autre affectation avec VSO témoignent de son enthousiasme débordant pour la coopération volontaire. « C’est une expérience que je recommande à 100 %, s’exclame-t-elle. Cela ouvre de nouveaux horizons, élargit l’éventail des compétences et démontre tout ce qu’il est possible de réaliser quand on s’y met. Vous ne serez peut-être pas capable de sauver le monde, mais vous pouvez sûrement faire votre petite part pour changer les choses. Et cela aura un effet d’entraînement. »
Impact
Bola a organisé deux ateliers à l’intention de 40 membres du corps enseignant sur des thèmes tels que l’évaluation du personnel, les méthodologies axées sur l’enfant et l’utilisation de ressources locales – sacs de riz et capsules de bouteille – comme matériel pédagogique.
L’analyse des besoins de formation des enseignants-chefs entreprise par Bola avec son employeur a permis d’élaborer un plan de formation étalé sur toute l’année, qui sera appuyé par un coopérant-volontaire à long terme.
À la suite de son expérience au Rwanda, Bola aide maintenant deux organisations de la diaspora au R.-U. à mettre sur pied leur propre programme de coopération volontaire en Afrique.

