Ollie Jefferis, pédiatre, Malawi
Le Dr Ollie Jefferis a été coopérant-volontaire au Malawi dans un projet conjoint du Collège royal des pédiatres et VSO. Le programme est perçu comme du perfectionnement professionnel pour les médecins débutants qui se voient reconnaître l’expérience acquise à leur retour au R.-U. Ollie relate son expérience au Malawi.
Motivation à faire de la coopération volontaire
J’ai travaillé quelques années comme pédiatre à Bristol, au R.-U., avant d’aller au Malawi. L’un des principaux motifs de mon travail avec VSO, c’est qu’il meurt chaque année 10 millions d’enfants de moins de cinq ans dans le monde et que plusieurs vivent dans des pays pauvres.
Je voulais vraiment aider ces enfants et participer à la formation des gens qui vont les aider. Mon but premier n’était vraiment pas de perfectionner mes compétences, mais je constate que l’expérience a eu un impact fantastique à cet égard – un bonus du travail!
La coopération volontaire
Je travaillais et j’enseignais à l’Hôpital Queen Elizabeth Central à Blantyre, le seul hôpital universitaire du pays. Le service de pédiatrie comptait environ 15 médecins qui faisaient du travail clinique et de l’enseignement, avec un ratio d’une ou deux infirmières par tranche de 100 à 150 patients.
La grande difficulté fut le manque de ressources humaines. Au R.-U., quand il arrivait un enfant très malade, je n’avais qu’à demander de l’aide pour voir aussitôt rappliquer une équipe de 20 personnes, mais ça se passait tout autrement au Malawi. Une grande motivation, c’est que même s’il y avait beaucoup d’enfants malades et que plusieurs mouraient, beaucoup d’autres guérissaient et reprenaient leur vie normale d’enfant turbulent.
Former de futurs médecins
J’ai participé à l’organisation de l’enseignement et enseigné à des étudiants de cinquième année de médecine. Pendant mon séjour, nous sommes passés de 24 étudiants à 44 en un an – une amélioration énorme. L’élément formation fut un défi pour moi, parce que je devais faire de choses pour lesquelles j’avais acquis peu d’expérience au R.-U. – il faudra encore bien des années avant qu’on m’y confie une charge d’enseignant en pédiatrie!
Je suis resté au Malawi à peine plus d’un an, et certains de mes étudiants travaillent déjà comme médecins. Une quarantaine d’étudiantes et d’étudiants à qui j’ai enseigné seront médecins d’ici six mois. L’impact de mon travail va donc se poursuivre bien après mon départ.
Développer des compétences cliniques
Si quelqu’un me disait que mon séjour au Malawi fut une perte de temps, je lui répondrais qu’il dit des bêtises! J’ai utilisé et perfectionné tellement de compétences au Malawi, je suis persuadé que cela profitera énormément à mon travail futur au R.-U.
J’ai participé à toutes sortes d’activités qui enrichissent mon CV en tant que médecin. J’ai fait énormément d’enseignement, j’ai fait de la recherche, j’ai une expérience clinique colossale – jamais je n’aurais pu acquérir tout ça si j’étais resté ici au R.-U.
Une expérience qui remonte le moral
On critique beaucoup le système public de santé au R.-U. Après avoir travaillé dans un pays comme le Malawi, j’apprécie infiniment plus les ressources dont nous disposons ici et j’ai envie de mieux les utiliser, de façon plus efficace pour les patients.
Si un médecin songeait à faire comme moi, je lui dirais de foncer. N’ayez pas peur que cela nuise à votre carrière. Si vous avez l’occasion de faire certaines des choses que j’ai faites, cela ne peut qu’avoir un impact positif sur votre carrière!
Impact
Ollie a partagé ses compétences avec 60 stagiaires en médecine.
La coopération volontaire a permis à Ollie d’assumer des responsabilités bien supérieures à ce qu’il faisait au R.-U. – un plus dans son CV.
La coopération volontaire a transformé la façon dont Ollie perçoit les soins de santé au R.-U.

